posté le 19-10-2011 à 21:55:58
Le temps s’écoule toujours plus bas et comment l’exposer, selon quel protocole ? Le passage du temps se peint où sur la vie ? Comment se faire une mort blanche ? Qu’il y ait naissance de la vie, oui, oui… et Léonard, Léonard de Vinci, et Léonard c’est mon copain. Cela permet, mon copain, de s’inventer, Léonard, une raison de vivre. C’est mon suicide Léonard, ça fait du bien avec ma langue. Qui fait du bien avec la vie ? C’est mon suicide en langue morte. Et j’abandonne la jeunesse, et c’est une satisfaction, alors ne plus faire la jeunesse, ajouter un pour cent, du blanc et Léonard, à chacun de mes invisibles. A chaque toile m’augmenter de ce que nul ne pourra voir. C’est un côté sacrificiel, et c’est dire alors : lumineux. Tisser du blanc, de la lumière, tisser nos sensibilités anciennes, celles d’avant d’avoir pris peau. Avancer à tâtons dans le soupçon –naïf- de la vieillesse. Et puis et puis, pour Léonard. Pour Léonard je ne dors pas, je laisse mes cheveux blanchir et disparais dans la peinture. C’est la photo qui est toujours fausse. Léonard mon copain, il dit : c’est la photo. Mais établir quelques rapports, m’offrir mon sfumato à moi, à moi mon copain Léonard, et nous fondre.
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posté le 19-10-2011 à 09:49:45
l'épine des glaciers
les failles sous les mers
la colonne vertébrale
un jour forcément
craque
posté le 18-10-2011 à 13:11:03
les osselets crâniens
s'effritent avec le vent -
qui hurle dans la boîte ?
posté le 12-10-2011 à 21:58:42
dans le dos s'écrit :
le squelette
c'est dire le monde :
est fendu
posté le 10-10-2011 à 16:45:28
l'os
aussi sec
qu'une noix
morte
l'os
écrasé
aux jointures
et des petits filaments
vermicellent
Commentaires